après les grandes eaux de Versailles 😉
le festival des vagues à Poulennou (Cléder)
(clic sur les photos pour voir en plus grand)
après les grandes eaux de Versailles 😉
le festival des vagues à Poulennou (Cléder)
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Pour répondre aux questions de Pat et LNA sur l’article « Poulennou » (clic sur miniature photo ci-dessous)
Je confirme que les rochers portent les marques des « piqueurs de pierre ».




« Les habitants de Cléder ont eu de tous temps une vocation de tailleurs de pierre « piker mean ». Des familles entières ont travaillé ce matériau que l’on trouvait en abondance sur les grèves. On a compté jusqu’à 200 tailleurs répartis sur une dizaine de chantiers. Si fendre la pierre était d’un apprentissage aisé (2 à 3 jours), l’utilisation des veines des roches pour obtenir des blocs de bonne qualité se révélait tout un art. La taille quant à elle, nécessitait un apprentissage de plusieurs années. Les fendeurs faisaient soit des fentes d’une vingtaine de cm, soit des trous avec une barre à mine ou avec des burins, on peut voir ces traces sur de nombreux blocs, avant de les faire éclater les à l’aide de coins insérérés dans les trous préalablement creusés. Ces blocs pouvant peser plusieurs tonnes étaient ensuite transportés par les charroyeurs qui utilisaient les allées charretières encore visibles, notamment à Port neuf. On peut voir également les reste d’un abri de « fendeurs » sur la presqu’île de Theven bras.
Le granite de Cléder, d’une qualité supérieure, selon les dires de certains, à celui d’Huelgoat, était très dur, d’une teinte allant du blanc légèrement bleuté au gris, très résistant, ne rouillant pas, se taillant reltivement facilement, a servi à la construction de nomnbreux édifices régionaux, citons entre autres, la porte de l’église de Cléder, le chateau de Kernévez à St Pol, le théatre de Morlaix, le chateau de kergournadéa’ch…et les nombreuses croix situées sur la territoire de la Commune de Cléder.
Cette pratique a aujourd’hui disparu par manque de matériau, il est en effet interdit de prélever la roche sur les côtes depuis 1918, seuls les blocs « terrestres » sont encore urilmisables. Un écomusée installé dans l’ancienne mairie retracera le travail de ces « piker mean« .
Sources de l’Association Environnement et Patrimoine de Cléder