Moulin de la Garenne à Ymonville

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« Il y avait plusieurs moulins à Ymonville, comme dans beaucoup d’autres communes de la Beauce.

Un des derniers moulins a été brûlé lors de la deuxième guerre mondiale, en juin 1940 : des soldats français s’y étaient cachés et les Allemands ont voulu les déloger par la manière forte. Reste donc le moulin de la Garenne, classé Monument historique, qui est géré par l’Association des Meuniers d’Ymonville.Aménagé un temps un vrai petit studio

Construit en 1839, il fonctionne sans discontinuer jusqu’en 1946, date à laquelle le dernier meunier décède, il est alors à l’abandon jusqu’en 1957. Racheté par Marie de Palhen, elle en fait alors son habitation dans la tourelle et installe un petit « studio » avec banquette, lit et réchaud..

Aujourd’hui, le moulin fonctionne encore parfaitement et il est constamment entretenu par l’équipe de l’association, qui a même changé les meules avec les moyens du bord !

Le bardage d’un des côtés a été remplacé cette année. Les ailes de ce moulin mesurent sept mètres : le chemin de pierres qui entoure le monument sert à s’appuyer sans glisser contre la queue pour orienter le moulin face au vent afin d’optimiser son rendement.

Le « bourdon » pièce de bois qui supporte l’ensemble, le pivot du moulin pèse entre 40 et 45 tonnes. Les meuniers font régulièrement de la farine et, lors de la traditionnelle fête du moulin, le boulanger fabrique du pain à partir d’un four artisanal également conçu par un meunier.Se visite le 3 e dimanche du mois

Une curiosité au côté de ce moulin qui est implanté dans un site verdoyant et arboré : il y a plusieurs cabanes de bergers, ces dernières étaient encore utilisées en plaine localement dans les années 1950 ou le berger partait au printemps et ne revenait en bergerie qu’en hiver.

Ce moulin se visite chaque 3 e dimanche du mois à partir de 14h30 ou sur demande pour les groupes tous les jours au : 06.38.71.28.56. » source l’Echo Républicain

Les vignes aux couleurs d’automne

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En allant dans le Haut-Doubs, comment ne pas résister à une halte dans les vignes de Bourgogne, même si les couleurs d’automne sont déjà bien avancées. « Aloxe-Corton (prononcez « Alosse ») se trouve au pied de la remarquable Butte de Corton, surmontée du Bois du même nom. Cette colline, emblématique de la Côte au nord de Beaune, est partagée avec les villages de Ladoix-Serrigny et Pernand-Vergelesses. Cependant seule la commune d’Aloxe-Corton produit des Grands Crus en rouge (Corton) et en blanc (Corton-Charlemagne). Il s’agit, après Chablis, de la commune possédant la plus grande surface de Grands Crus de toute la Bourgogne… »

Le Creux Billard – Nans-sous-Sainte-Anne

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Le Creux Billard correspond à une vaste salle souterraine dont la voûte s’est effondrée. Le fond du puits est occupé par un plan d’eau qui se déverse dans une perte communiquant, 30 m plus bas, avec la source du Lison. 

En période de grandes eaux, ce gouffre présente deux puissantes cascades provenant du ruisseau de Château–Renaud qui, la plupart du temps, est à sec dans cette partie car de nombreuses pertes, situées le long de son cours, absorbent les eaux. Le ruisseau, en crue, s’écoule simultanément depuis la surface et un porche.

Ce grand porche, situé à 25 m au dessus du lac, est visible dans la paroi nord du Creux Billard. C’est la grotte du Creux Billard constituée de plusieurs galeries qui se développent sur 2 kilomètres. En période de crue, le porche constitue l’exutoire du réseau souterrain.

le Creux Billard – En y arrivant j’ai tout de suite pensé à certaines des cascades de l’île de la Réunion
Nans-sous-Sainte-Anne vue depuis l’hôtel Belle Vue
la vache au pied des couleurs d’automne

La source du Lison

« La rivière du Lison prend sa source au fond de la reculée de Nans-sous-Sainte-Anne. Elle est considérée comme la plus belle des sources résurgentes de la région.

Le lieu est en effet très agréable : l’ample vasque aux eaux vertes qui accueille la résurgence des eaux du Doubs est nichée au coeur des falaises, et est alimentée par plusieurs cascades. Ce paysage a d’ailleurs inspiré de nombreux peintres, dont le franc-comtois Gustave Courbet.

Le Lison est également l’un des plus vastes réseaux de spéléologie de France. La source du Lison est à l’origine de la législation sur la protection de l’environnement. En 1899, le propriétaire d’un moulin aujourd’hui détruit, prévoyait de capter l’eau et de remplacer la cascade par une conduite forcée. La source étant propriété communale, les habitants de Nans-Sous-Sainte-Anne se mobilisèrent et firent appel au député Charles Beauquier. Après deux procès, ils gagnèrent définitivement en 1902. Pour conforter la victoire juridique du Lison et protéger les sites pittoresques de France, Charles Beauquier fit voter le 21 avril 1906 la première loi de protection de l’environnement, dite « loi Beauquier ». Le site de la source du Lison est classé depuis le 2 mai 1912. »

(source DoubsTourisme)